Ces maux de grossesse que nous connaissons toutes… ou pas!
Au début de notre grossesse, on entend tout un tas de choses au sujet de nos maux à venir. Être enceinte semble être un véritable parcours contre la souffrance. Et lorsqu’on attend des jumeaux, ces rumeurs sont fatalement amplifiées. Et bien non! Je vous rassure, ce n’est pas une fatalité. Une grossesse gémellaire peut être très agréable. Dans cet article, je partage avec vous mes p’tits maux de grossesse gémellaire. Il y a ceux qu’on connaît toutes et ceux qu’on connaît bien moins. Alors OK! Ils ne sont pas tous spécifiques à la grossesse gémellaire mais certains apparaissent de manière plus précoce, ou plus intense, lorsqu’on attend des jumeaux. Attention, je parle là de p’tits maux, pas de pathologies… Allez, je vous raconte!

Trop contente qu’il pointe enfin à travers mes t-shirts mais à la fois tourmentée par mes maux de grossesse gémellaire
Les maux de grossesse qu’on connaît toutes
Être enceinte rime souvent avec fatigue et nausées. Et vous l’aurez deviné, je n’y ai pas échappé. Je me revois dire à P’tit chou: « moi, les hormones!? Je vais gérer, je suis résistante! » Même à l’annonce de notre grossesse gémellaire, j’ai continué à tenir ce discours (Pfff…). Jusqu’à ce que la fatigue me saisisse. Oui, oui! Elle est arrivée d’un coup, quelques semaines seulement après la première échographie à 5 SA. A tel point que je tombais de fatigue après la pause-déjeuné. Je faisais donc une petite sieste forcée (heureusement, il y avait un canapé dans mon bureau et ma responsable était bienveillante et compréhensive).
Quant aux nausées, elles sont arrivées un tout p’tit peu après la fatigue. Régulières, elles étaient plus intenses à partir de 15h30 jusqu’à ce que je grignote. Boire de l’eau ou de la tisane était très difficile en raison de ces nausées. Mon envie grignotage à tout moment c’était des crackers et du kiri… Ah les envies de femme enceinte. La nuit, les nausées me réveillaient parfois et je me levais pour manger un kiwi, le plus souvent, ou une banane sortant du réfrigérateur (ça c’était obligatoire, il fallait que ce soit hyper frais… Ah les envies de femme enceinte).
Et puis parfois elles ne passaient pas et je finissais par vomir, le matin surtout! Et en fin de journée, j’avais vraiment le sentiment d’être malade, comme une gastro, le mal de tête en moins. Fatigue et nausées sont restées avec moi au-delà du premier trimestre (dernier vomissement à 5 mois de grossesse et sensations bizarre dans ma bouche tout au long de celle-ci)

Mes maux de grossesse gémellaire se poursuivaient avec les odeurs que je ne supportaient plus. L’odeur de l’habitacle de la voiture, l’odeur d’ail, etc. Mais surtout c’était l’odeur des cosmétiques et produits d’entretien que je ne supportais pas. Vraiment pas! Et parfois c’était même l’odeur de P’tit chou, que j’adore pourtant en temps normal. Bref, ça n’aidait pas à calmer mes nausées.
Parmi les maux de grossesse que l’on connaît, il y a les jambes lourdes et la rétention d’eau. Ça, c’était ma crainte. Sujette à ce problème en temps normal, je m’étais dit qu’enceinte, je serais plus à même de gonfler comme un ballon de baudruche. Par chance, non! Je n’ai pas eu ce problème enceinte de mes jumeaux. La situation à ce niveau-là c’était même améliorée. Exit les jambes lourdes et les vaguelettes sur mes cuisses. Ouf! (Mais c’est revenu de plus belle après l’accouchement…grrrr).
Et pour finir, les maux de dos, les courbatures et autres douleurs ou gênes dus au poids de nos deux p’tits loups qui grandissent dans mon ventre. Là aussi, je n’ai pas été épargné. Je vous parle d’ailleurs de ces p’tits maux musculaires, ligamentaires et autres ici.
Ces maux dont on ne parle pas et que j’ai expérimentés
Et puis, lorsqu’on est enceinte, il y a aussi tous ces p’tits maux de grossesse qu’on connaît moins. Ces p’tits maux de grossesse dont j’avais jamais entendus parler et que j’ai découvert au fur et à mesure de ma grossesse gémellaire.
Parmi ces p’tits maux de grossesse gémellaire, il y a eu la peau qui tiraille et démange. Et bizarrement ces démangeaisons n’étaient pas ciblées sur la peau du ventre qui s’étire mais sur les bras et les jambes, le décolleté parfois aussi. Un peu comme si ma peau avait été en contact avec des orties, les boutons et rougeurs en moins. Ça me réveillait parfois. Je me levais alors la nuit pour me démanger et marchais dans le salon pour atténuer les sensations. Malgré la crème, le baume même, que j’appliquais matin et soir, ces tiraillements et démangeaisons ont persisté jusqu’au milieu du deuxième trimestre. Mes démangeaisons seraient dues à l’apport sanguin qui s’accroît lors de la grossesse.
La pilosité qui augmente. Alors oui, pendant la grossesse on a de magnifiques cheveux. Ils sont plus épais, plus brillants, certes. Mais ça va de paire avec la pilosité. Dans mon cas, P’tit chou l’a remarqué de suite. Le duvet des joues, du bas du dos et de la médiane du ventre s’étoffait. Il m’a alors surnommée tout au long de ma grossesse Mon petit ouistiti. J’apprenais plus tard, lors de l’enregistrement de l‘épisode de podcast avec Mélissa, nutritionniste autour de la fertilité, grossesse et postpartum, que les hormones de grossesse mettent en pause la chute des cheveux, et poils. Et voilà pourquoi, en postpartum, les cheveux qui ne sont pas tombés pendant 9 mois tombent d’un coup…

Encore un mal de grossesse que j’ai découvert: des taches qui apparaissent sur le décolleté. Ce sont des taches de type taches de soleil un peu plus rougeâtres. Elles sont éparpillées sur tout le décolleté, les seins et les tétons aussi. Et elles ont disparu une semaine après la naissances de nos deux p’tits loups, comme par magie. C’est encore une histoire d’hormones. Les changements hormonaux qui surviennent lors de la grossesse peuvent stimuler les cellules pigmentées de notre peau.
J’ai eu aussi droit au reflux en plus des nausées. Cette sensation d’acidité dans ma gorge et mon estomac, que je sentais déjà bien comprimé par la présence de nos deux p’tits loups, était parfois très vive. Et elle semblait s’amplifier à mesure que la grossesse avançait. En cause, encore une fois, les changements hormonaux. Ils ralentiraient aussi la digestion occasionnant un reflux des liquides de l’estomac dans l’œsophage. Résultat: +13kg seulement. Ça a ses avantages aussi ( 😉 ).
Enfin, parmi les p’tits maux de ma grossesse gémellaire, je partage avec vous un des plus intimes mais qui arrive fréquemment. Il s’agit d’une sensation de lourdeur et de gonflement de la vulve, surtout en fin de grossesse. Le débit sanguin augmente aussi au niveau du vagin et des lèvres de la vulve. Mieux irrigués, ces zones ont tendance à gonfler et à être plus sensibles. Une sensation de lourdeur qui est amplifiée par le poids de nos jumeaux.
Alors voilà! Je pense avoir fait le tour de mes p’tits maux de grossesse gémellaire. Ils ne sont pas spécifiques à une grossesse gémellaire et il doit y en avoir tant d’autres que je n’ai pas expérimentés. C’est gênant, parfois désagréable, mais en soit ce n’est rien de grave. Cela n’enlève rien à la beauté de cet événement. Ni à la magie de la sensation de deux bébés qui bougent dans notre ventre. Vous n’êtes pas d’accord?
Ce qu’on peut faire pour les atténuer ?
Allez, je ne pouvais pas vous laisser comme ça. Je vous donne mes p’tits trucs pour pallier, ou atténuer, certains de ces p’tits maux de ma grossesse gémellaire.
Bon, vous l’aurez compris, pour les nausées, la fatigue et les odeurs désagréables, j’ai attendu que la tempête hormonale passe. Car elle finit par passer…tout passe! J’ai juste compris qu’il fallait éviter d’avoir faim pour que les nausées soient moins prégnantes. Et puis, j’ai accepté que j’avais besoin de me reposer davantage pour pallier le plus possible la fatigue. En ce qui concerne les odeurs, j’ai choisi le plus possible des lessives, produits d’entretien et cosmétiques sans parfum. Sinon, je sentais tout avant d’acheter. Surtout pour les produits qui pouvaient diffuser leur odeur sur moi (lessive et baume hydratant, notamment).
Pour tout ce qui est physique et hormonale, j’ai attendu aussi. Reflux, problème de peau et pilosité sont restés présents jusqu’à la fin de ma grossesse et ont disparu par magie juste après la naissance de nos deux p’tits loups. Pour les douleurs de dos, les douleurs, ligamentaires, et celles liées au développement de nos deux p’tits loups, je suis restée active. Je l’étais déjà beaucoup avant ma grossesse, mais là, j’ai anticipé.
Au tout début de ma grossesse, malgré les nausées et la fatigue, P’tit chou et moi faisions 15 minutes de renforcement, au moins trois fois par semaine. Des squats et levés de bassins pour renforcer le bas du dos en prévision du poids que je devrais porter très prochainement. Oui, ça va très vite. A 5 mois de grossesse gémellaire nous avons déjà le ventre d’une maman enceinte d’unique à terme… J’essayais de marcher le plus possible aussi.
Et puis quand je n’ai plus pu bouger autant, j’ai misé sur le Yoga prénatal. Une pratique des plus bénéfiques pour vivre une belle grossesse et préparer son corps à la naissance, mais aussi au postpartum (rendez-vous dans l’épisode 13 du podcast avec Léa). Rester active permet de maintenir voire d’améliorer son état physique général. L’ostéopathie m’a aussi beaucoup aidée pour régler certains p’tits maux de ma grossesse gémellaire (contractures, déséquilibre du bassin, etc.).
Enfin, pour les démangeaisons, je me suis bien énervée. Oui, ça agace! Une des seules choses qui fonctionnait pour moi c’était de marcher, pour penser à autre chose. Le froid (eau ou glaçons entourés d’un torchon) appliqué sur la peau me soulageait bien aussi. Et puis en dernier recours, passer ma main délicatement sur la zone sensible m’aidait à atténuer ces sensations.
Et puis, finalement tout passe, comme je le disais. Rester focus sur nos deux p’tits loups qui grandissaient au creux de moi était le meilleur remède à ces p’tits maux de grossesse gémellaire. Et tout rentre dans l’ordre après l’accouchement… C’est dingue quand on y pense!
Et vous, à quels p’tits maux de grossesse avez vous fait face?
